
J'étais blottie contre elle, entre ses longues jambes et je laissais donc Joséphine continuer ses massages à but (érotico) thérapeutique.
C'était surprenant... Je la connaissais presque par coeur depuis toutes ces années... mais là...
Sentir ainsi la pointe de ses seins gonflées se coller dans mon dos et aussi... le frottement de son bas-ventre très épilé sur mes fesses, était très déroutant.
Et tout cela contribua à pousser encore plus loin mon émoi particulier.
Les yeux dorénavant fermés pour profiter pleinement de ces sensations incomparables, je ne savais plus vraiment qui était ventousée à moi...
J'avais perdu mes repères... sans doute à cause de ma tête qui tournait un peu comme lorsque j'abusais de quelques verres de champagne... à une soirée d'anniversaire ou à un rallye.
J'avais du mal à réaliser que ce n'était pas un homme qui m'émeuvait autant, mais une femme... c'est-à-dire un être de mon sexe... fait comme moi, de chair et de sang...
Mais finalement c'était du pareil au même à ce moment là, car l'excitation était immense et mes préjugés forts lointains.
Je ne pensais donc plus à qui était là, me concentrant uniquement sur la gestion de mon plaisir qui était, je dois l'avouer, exponentiel.
Joséphine, dont je ne percevais que la respiration haletante, qui caractérisait donc un plaisir charnel évident, m'expliqua que j'étais fort bien réceptive aux messages subliminaux transmis de son cerveau à mon corps par ses phalanges.
Il fallait poursuivre mon initiation, si j'étais d'accord bien entendu.
Je tournais la tête vers elle et déposait furtivement mes lèvres sur les siennes en signe d'acquiescement.
Ce n'était pas le premier baiser entre nous. On avait entamé cette façon de sceller certaines choses quelques années auparavant.
Un code entre nous que personne ne connaissait puisque nous ne l'utilisions jamais en public.
Mais uniquement , le cas échéant, derrière des portes cochères refermées, dans une forêt déserte près d'un dolmen ou dans des rampes d'escalier éteintes. Afin de ne pas choquer.
Un jour d'été qu'on se chamaillait sur son grand lit.
J'avais eu un mot terrible à son égard, un mot assez blessant et immédiatement Joséphine avait pleuré.
Je l'avais prise dans mes bras, comme je le faisais quelquefois avec ma soeur, et m'était excusée immédiatement de ma parole inconséquente.
Nous étions restées comme cela l'une contre l'autre, allongées, presque soudées, jusqu'au moment où, son chagrin, passant difficilement, j'avais sorti un argument ultime pour la calmer définitivement.
J'avais juré de ne plus jamais recommencer.
"-Comment puis-je en être sûre Bertille...? un jour tu dis blanc, et le lendemain tu prônes le noir...
- Tu veux que je te promette comme le font quelquefois mes parents...?
-C'est-à-dire...? sur la bible...? sur la tête d'un proche...?
- Non... Joséphine... tu sais que mes parents sont très prudes et peu avares de gestes de complaisance en public... mais un jour, mon père, pour montrer à ma mère que son engagement de lui acheter une machine à laver, n'était pas une parole en l'air, et bien il avait fait cela devant nous.. à table et en plein repas... J'ai failli m'étouffer avec ma purée d'ailleurs tellement cela m'a surpris... quant à Bernadette, elle a eu le réflexe inverse... elle a éclaté de rire et sa bouchée de purée a tout maculé alentours... les lunettes rondes en écaille de mon père... le chignon savamment construit de ma mère... mon visage... et même ma grand-mère qui mettait un quart d'heure à mastiquer, on se demande pourquoi, chaque bouchée, a été atteinte par les projectiles... tout en s'exclamant "ooohhhh voilà que je bave désormais, vous vous rendez compte?".
Joséphine s'était alors assise sur le lit et avait accepté ma proposition.
"- Les garçons pour se jurer fidélité font souvent échanges de leur sang... et bien moi je suis d'accord.. pour le faire à ta manière Bertille... c'est mieux....
- Cela ne te choque pas...?
- Mais non... Pffff... ce n'est pas si méchant...!"
Méchant, non cela ne l'était pas Charles.
Et ce soir-là, tandis que nous assistions au feu d'artifice de la Fête Nationale, nos lèvres se connectèrent pour la seconde fois, quelques secondes, au moment du bouquet final.
Nous avions lié un pacte après notre réconciliation.
La première de nous deux qui en saurait un peu plus sur la matière du plaisir devait immédiatement le montrer à l'autre.
J'avais longuement hésité et puis finalement en voyant deux amoureux, sous un tamaris, le faire innocemment à quelques mètres de nous, j'avais accepté.
C'est la raison pour laquelle, nous nous retrouvions ainsi dans ce bain quelques années après...
Ce bain ébouriffant et particulier qui m'a procuré tant d'émois et de frissons... tiens regarde j'en ai encore la chair de poule rien que d'y songer...
Joséphine, satisfaite de ma volonté d'en savoir plus sur moi-même, entama alors un échelon supplémentaire dans mon apprentissage.
Avec sa bouche, elle engagea un voyage terriblement efficace sur mon épiderme.
Le lobe de mon oreille fut le point de départ de cette périgrination tactile.
Ses dents et sa langue furent même quelquefois associés à mon supplice.
Joséphine prit évidemment bien son temps pour sa promenade pastorale.
Le cou, la gorge, le menton, les joues, puis les épaules, le dos, tout fut visité avec une manière irrésistible.
Dès qu'elle changeait d'endroit, je regrettais intérieurement qu'elle n'y ait pas passé plus de temps.
Mais la nouvelle sensation procurée était telle que j'oubliais instantanément, et que je n'aspirais à nouveau qu'à subir ces caresses buccales éternellement.
Et mon sort s'aggrava en quelque sorte.
Je pensais ne pas pouvoir monter plus haut en sensation.
Néanmoins, je n'avais pas tout vu.
Car au moment où elle entama une danse diabolique de ses mains avec mes seins, je perdais encore plus pied.
Je n'entendais presque plus rien. Mes oreilles bourdonnaient, ma vue était trouble et même quelques larmes étaient prêtes à jaillir, tant j'étais heureuse de découvrir ces sensations inédites.
Joséphine s'attacha d'abord à me découvrir de façon globale, sur la circonférence extérieure, en les frôlant avec le bout de ses doigts comme si elle passait la main sur la bordure d'un verre...
Puis, ensuite, de manière plus précise elle fit halte sur mes mamelons, qui ne tardèrent pas à pointer et gonfler en raison de ce traitement de faveur.
Je gardais les yeux clos pour mieux savourer ces instants magiques...
Je sentais que mon corps était désormais prêt à accueillir toute intrusion.

12 commentaires:
Un petit bonjour à toi et Joséphine, Charl' !
Aujourd'hui, c'est 14 juillet, c'est le feu d'artifices...!
Tu finis par l'attente d'une intrusion, tu vas voir que j'ai anticipé quelque chose, l'autre jour...
Besos.Jack
c'est magnifique charl',très prenant, mais insupportable d'attendre toujours la suite!!!!!
Biz caniculaire
Plus c'est long.... plus c'est bon mais quand même.... Bertille pourrait tout expliquer en une fois non ?
Bertille aime les récits à rallonge ou alors c'est notre auteur chéri et préféré qui rallonge la sauce ! La suite ! La suite !!
je ne sais pas pourquoi je ne reste pas entre les bras d'une femme, car l'endroit est merveilleux, sublime, les sensations inégalées... Va comprendre Charl'.. :)
De la sensualité, pour l'été...
J'aime de plus en plus cette façon d'écrire, de décrire...
Beaucoup de talent et de respect pour la femme et les mots !
J'aime bien ton audace...
Je sais que beaucoup attende toujours la suite ! mais moi c'est le contraire j'aime les moments ou on peut arrêter le temps....
Et là je suis gâtée...
Je t'embrasse et bonne journée à toi... et merci de me nous surprendre avec de si jolis textes..
Je me laisse porter par tes mots; juste le plaisir de lire...
En congés ? Bonnes vacances alors..
Et n'oublie pas l'anniversaire de ton blog !
Je t'embrasse et bonne journée..
bonnes vacances!!!
Joli, joli... :)
Dites vous allez nous tenir ainsi tout l'été? Vite la suite!
Que dire de plus que les précédents commentaires ?
J'attends la suite avec impatience.
à Rackham:
oui tu as tout deviné... un feu d'arti... fices.. en attendant le bouquet final
à Victoria:
très prenant... comme le désir de Bertille... rooooo...
bises
à Ysa:
je confirme.. plus c'est long...
en une fois... mais ce serait trop long et moins haletant
à Dame Sco':
la narration a toujours tendance à être plus captivante et longue que la réalité d'une discussion
la suite va venir.. don't worry!
à Colombine:
je ne suis pas à ta place mais tu te doutes bien de mon conseil à ce sujet... profites-en et restes-y... c'est doux et si bon... entre les bras d'une femme.
à Virginie:
merci
oui j'essaie de mettre un peu plus d'audace et de prendre mon temps... et j'espère que cela est, comme avec toi, apprécié..
bises
à Karine:
le plaisir de lire... waouhhh
à Virginie et Victoria:
merci... mais tout a une fin et je rentre demain..
à Dominique:
qui sait?
dans ce genre ou dans d'autres.. car j'aime surprendre...
à Essensuelles:
bienvenue ici dans mon jardin secret.. que vous appréciez aussi à ce que je vois
merci de votre visite et la suite est là...
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